Une nouvelle étude approfondie révèle que les principaux fabricants de chocolat n’ont pas tenu leur promesse de mettre fin à la déforestation

Sydney Jones

Press Secretary

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Carole Mitchell

Sr. Director Communications

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Le rapport Petites douceurs révèle que le cacao contribue encore à la destruction d’aires protégées et de l’habitat des chimpanzés et des éléphants, malgré les promesses faites il y a quatre ans par le secteur. 

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14 février 2022 — Plus de quatre ans après le lancement très médiatisé de l’Initiative Cacao et Forêts (ICF), les principaux pays africains producteurs de cacao sont toujours confrontés à la destruction de vastes zones forestières au profit des plantations de cacao, indique une nouvelle analyse de données réalisée par Mighty Earth. Petites douceurs: Le secteur du chocolat n’a pas tenu sa promesse de mettre fin à la déforestation dans ses chaînes d’approvisionnement en cacao révèle que, même après la publication des plans de mise en œuvre par le secteur, la Côte d’Ivoire a perdu 19 421 hectares de forêt au sein des régions productrices de cacao, et le Ghana 39 497 hectares. En additionnant ces chiffres, on obtient une superficie équivalente à celle des villes de Madrid, Séoul ou Chicago. 

« Ce rapport dévoile une dimension peu ragoûtante du secteur du cacao et montre qu’il est urgent de rompre le lien unissant les produits chocolatés à la déforestation », a déclaré Glenn Hurowitz, directeur général de Mighty Earth, une organisation mondiale de plaidoyer qui œuvre pour la défense d’une planète vivante. « Les fabricants de chocolat tels que Nestlé, Hershey’s, Mondelēz et Mars doivent cesser de faire de vaines promesses et collaborer dès maintenant avec les gouvernements signataires de l’ICF pour mettre en place cette année un mécanisme conjoint ouvert et efficace de surveillance de la déforestation. »

Grâce à l’analyse de données satellitaires complétées par des enquêtes sur le terrain, Mighty Earth a pu démontrer que le défrichement des forêts tropicales pour la culture du cacao se poursuit. Il s’agit notamment de la déforestation dans des zones dites protégées qui constituent des habitats vitaux pour la faune sauvage menacée, notamment pour les chimpanzés et les hippopotames nains. Ces forêts sont également des puits de carbone indispensables pour freiner la crise climatique et la perte de biodiversité.

Les principales conclusions du rapport sont les suivantes :

  • Quatre ans et demi après l’engagement pris dans le cadre de l’ICF par les fabricants de chocolat et les gouvernements d’interdire la création de nouvelles exploitations de cacao, les taux de déforestation restent dans l’ensemble proches d’un niveau record ;
  • Dans ces régions productrices de cacao, la Côte d’Ivoire a perdu 19 421 hectares (ha) de forêts, soit 2 % de ses forêts, depuis que le plan d’action de l’ICF a été publié en janvier 2019, tandis que le Ghana a perdu une surface conséquente de 39 497 ha de forêts, avec un taux de déforestation vertigineux de 3,9 %. En combinant la superficie perdue de forêt tropicale pour ces deux pays, on obtiendrait une superficie équivalente à celle des villes de Madrid, Séoul ou Chicago.
  • Au Ghana, la perte de couvert forestier enregistrée en 2020 montrait qu’elle était 370 % plus élevée depuis janvier 2019 qu’elle ne l’a été entre 2001 et 2010, et 150 % plus importante que la perte de couvert forestier moyenne entre 2011 et 2019 ;
  • Pour la Côte d’Ivoire, la perte moyenne du couvert forestier a été 230 % plus élevée depuis janvier 2019 qu’elle ne l’a été entre 2001 et 2017, et 340 % plus élevée que la perte moyenne enregistrée au cours des années 2000 ;
  • La déforestation se poursuit dans l’ensemble des aires protégées de Côte d’Ivoire et du Ghana, et l’analyse des données satellitaires et les observations sur le terrain en Côte d’Ivoire menées par Mighty Earth révèlent que l’expansion de la culture du cacao joue un rôle majeur dans cet empiètement.

« Cette catastrophe peut être parfaitement évitée et aurait dû l’être depuis longtemps déjà. Pendant ce temps, les forêts continuent de disparaître, la faune sauvage meurt et les communautés souffrent », a déclaré Souleymane Fofana, coordinateur général du Regroupement des acteurs ivoiriens des droits humains (RAIDH). « La filière cacao dispose des mêmes outils et de bien plus de ressources que Mighty Earth pour surveiller et prévenir la déforestation, mais le manque de volonté et de transparence reste le principal obstacle aux avancées. »

Les principales conclusions du rapport sont les suivantes :

  • Quatre ans et demi après l’engagement pris dans le cadre de l’ICF par les fabricants de chocolat et les gouvernements d’interdire la création de nouvelles exploitations de cacao, les taux de déforestation restent dans l’ensemble proches d’un niveau record ;
  • Dans ces régions productrices de cacao, la Côte d’Ivoire a perdu 19 421 hectares (ha) de forêts, soit 2 % de ses forêts, depuis que le plan d’action de l’ICF a été publié en janvier 2019, tandis que le Ghana a perdu une surface conséquente de 39 497 ha de forêts, avec un taux de déforestation vertigineux de 3,9 %. En combinant la superficie perdue de forêt tropicale pour ces deux pays, on obtiendrait une superficie équivalente à celle des villes de Madrid, Séoul ou Chicago.
  • Au Ghana, la perte de couvert forestier enregistrée en 2020 montrait qu’elle était 370 % plus élevée depuis janvier 2019 qu’elle ne l’a été entre 2001 et 2010, et 150 % plus importante que la perte de couvert forestier moyenne entre 2011 et 2019 ;
  • Pour la Côte d’Ivoire, la perte moyenne du couvert forestier a été 230 % plus élevée depuis janvier 2019 qu’elle ne l’a été entre 2001 et 2017, et 340 % plus élevée que la perte moyenne enregistrée au cours des années 2000 ;
  • La déforestation se poursuit dans l’ensemble des aires protégées de Côte d’Ivoire et du Ghana, et l’analyse des données satellitaires et les observations sur le terrain en Côte d’Ivoire menées par Mighty Earth révèlent que l’expansion de la culture du cacao joue un rôle majeur dans cet empiètement.

« Cette catastrophe peut être parfaitement évitée et aurait dû l’être depuis longtemps déjà. Pendant ce temps, les forêts continuent de disparaître, la faune sauvage meurt et les communautés souffrent », a déclaré Souleymane Fofana, coordinateur général du Regroupement des acteurs ivoiriens des droits humains (RAIDH). « La filière cacao dispose des mêmes outils et de bien plus de ressources que Mighty Earth pour surveiller et prévenir la déforestation, mais le manque de volonté et de transparence reste le principal obstacle aux avancées. »

Le rapport contient notamment les recommandations suivantes :

  • En 2022, un mécanisme commun ouvert et transparent de surveillance de la déforestation doit être mis en place par les fabricants de chocolat, les négociants en cacao et les gouvernements en mettant leurs informations sur les chaînes d’approvisionnement en cacao en commun et en les associant aux données d’imagerie satellitaire. Un tel mécanisme permettrait d’agir collectivement pour empêcher l’empiètement des forêts par l’expansion des plantations de cacao, et de cibler les initiatives visant à améliorer les moyens de subsistance des petits exploitants au Ghana et en Côte d’Ivoire.
  • L’ICF doit rendre compte publiquement des progrès accomplis dans la réduction de la déforestation au Ghana et en Côte d’Ivoire, afin d’empêcher toute nouvelle déforestation pour le cacao d’ici deux ans  ;
  • Les principaux chocolatiers et négociants en cacao devraient participer activement à la restauration des forêts dégradées et de la biodiversité au Ghana et en Côte d’Ivoire. Ils doivent s’engager à s’approvisionner d’ici 2025 en cacao issu de l’agroforesterie à hauteur d’au moins 50 %, et collaborer avec les coopératives de cacao et les agences gouvernementales pour aider les petits cultivateurs à passer des monocultures de cacao à des systèmes agricoles diversifiés.
  • Le gouvernement de la Côte d’Ivoire doit valider rapidement les limites des aires protégées et stopper toute nouvelle déforestation en associant, de manière transparente, les communautés et les organisations de la société civile à leur suivi ; 
  • Au Ghana, la Commission gouvernementale forestière (Forestry Commission) et le Ghana Cocoa Board (COCOBOD) doivent s’assurer que le nouveau système de gestion du cacao (CMS, Cocoa Management System), destiné à retracer la chaîne d’approvisionnement en cacao, est conçu de manière transparente, afin que les parties prenantes puissent avoir toute confiance dans les données qui seront produites ;
  • L’Union européenne, le Japon et les États-Unis doivent adopter une législation obligeant les entreprises à effectuer des contrôles de vigilance approfondis pour prévenir l’importation de cacao ou de produits dérivés du cacao liés à la déforestation sur leurs marchés respectifs.

« L’Initiative Cacao et Forêts a beaucoup de potentiel, mais elle n’est pas encore à la hauteur de ses ambitions. Elle a beaucoup promis, mais n’a pas atteint ses objectifs. Pour les entreprises du secteur du cacao et du chocolat, la protection de l’environnement est un devoir, sous peine de perdre à jamais la denrée dont elles dépendent. La situation actuelle n’est pas tenable », a déclaré Obed Owusu-Addai, responsable de campagne pour EcoCare Ghana.

Contact : Miles Grant, [email protected], +1 703-864-9599 (mobile)

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